Extrait de l'interview, du
Dimanche 28 Mars 2005, exclusive au
Révérend Jesse Jackson lors de son emission "Keep Hope Alive" sur WGRB.
JJ: Parle-nous de ce qui t'a blessé.
MJ: C'est juste que ça fait mal d'être accusé en sachant dans mon coeur et par rapport
à ce que j'ai vécu que je suis totalement innocent. Et ça me fait beaucoup de mal.
Mais c'est un schéma classique qui a été appliqué pour d'autres grands Noirs dans ce pays.
(...)
JJ: Tu dois faire face à des gens que tu aimais au tribunal maintenant tous les jours.
Comment tu arrives à gérer ça sprituellement?
MJ: J'ai de la force grâce à Dieu, je crois énormément au Dieu Jéhovah, et j'ai de la force
sachant que je suis innocent, qu'aucune de ces histoires ne sont vraies,
elles sont complètement inventées. C'est très triste et ça me fait vraiment beaucoup de mal.
Je prie beaucoup, et c'est comme ça que je m'en sors. Je suis quelqu'un de fort, je suis un
guerrier, je sais ce qu'il y a en moi, je suis un battant. Mais c'est très blessant,
au final je suis quand même un homme. Je suis quand même un être humain, donc ça me
fait extrêmement mal.
JJ: On a essayé de détourner l'attention du procès en disant que tu étais ruiné. Michael est-ce
que tu es ruiné?
MJ: C'est complètement faux. C'est encore un de leurs complots visant à m'humilier et me
traîner dans la boue. Et comme je vous l'ai dit, c'est le même schéma que pour d'autres gens
dans le passé. C'est la même chose. Ne croyez pas ces ragots de presse à scandale et de
sensationnalisme.
(...)
JJ: Qu'est-ce qui t'es arrivé exactement le jour où tu t'es fait mal et où tu es allé à l'hôpital?
MJ: Je sortais de la douche et je suis tombé. Je suis plutôt fragile, et tout le poids de mon
corps est tombé sur ma cage thoracique, et en fait je me suis fait un gros bleu au poumon.
J'ai très mal au poumon droit en ce moment. Je vais au tribunal tous les jours avec une
douleur intense, une douleur agonisante, et je m'assois en essayant de rester aussi fort que
possible. Ce qu'on attend de voir maintenant c'est si je me mets à cracher du sang.
Le médecin a dit que ça peut encore être très dangereux. Il a dit que si je commence à
cracher du sang ça peut être très grave, donc on fait très attention à ça en ce moment.
JJ: Les cyniques disent que tu faisais semblant, et le juge était à peine enclin à te croire,
alors que tu venais de quitter l'hôpital.
MJ: Non, je ne fais pas semblant du tout. J'ai fait un scanner, et on peut voir l'endroit où ma
cage thoracique est enflée, c'est vraiment très rouge. Je me suis fait très mal au menton à
cause de ça, plus une grosse entaille de sang sur le front... Je me suis fait quand même bien
mal quand on y pense. Donc on me soigne, j'ai des médicaments pour ça, et on fait très
attention.
JJ: Le semaine dernière tu as pleuré, qu'est-ce qui t'a fait craquer?
MJ: Au tribunal vous voulez dire?
JJ: Oui.
MJ: J'avais mal. J'étais assis là et j'avais mal. La douleur était tellement intense que je ne
pouvais que rester assis là à pleurer. A ce moment-là j'avais si mal que je n'en pouvais plus.
Donc j'ai pris un mouchoir que je me suis mis devant les yeux.
JJ: Donc ça venait de la douleur que tu avais et pas de ce qui sa passait à la barre.
MJ: Non ça n'avait rien avoir avec ce qui se passait, c'était la douleur physique seulement.